À l’occasion de la Journée de la langue roumaine, l’Institut culturel roumain de Bruxelles organise, le mardi 25 août 2026, en collaboration avec l’Institut de la langue roumaine, l’Université libre de Bruxelles, l’Ambassade de Roumanie auprès du Royaume de Belgique et l’Ambassade de la République de Moldova auprès du Royaume de Belgique, le débat « Pourquoi aimons-nous la langue roumaine ? ». Des écrivains de la diaspora, des traducteurs et interprètes des institutions européennes, des professeurs de langue roumaine et des chercheurs, ainsi que des étudiants étrangers ayant choisi d’étudier la langue et la culture roumaines, répondront à cette question.
L’événement aura lieu à l’Université libre de Bruxelles – Maison des Arts, à partir de 18h00, et prendra la forme d’un dialogue qui explorera les raisons pour lesquelles la langue roumaine est apprise, parlée, traduite, enseignée et transmise au-delà des frontières du pays. De la langue roumaine comme profession à l’expérience de son étude dans une université européenne, en passant par sa préservation au sein des communautés roumaines de la diaspora, le débat abordera la langue roumaine comme forme d’identité et d’appartenance, mais aussi comme passerelle entre les cultures.
Un premier volet, « La langue roumaine comme profession », réunira des traducteurs, des enseignants et des interprètes, qui évoqueront leur parcours professionnel, les défis de la traduction et de l’interprétation, les mots et expressions difficiles, voire impossibles, à transposer dans d’autres langues, ainsi que la manière dont la connaissance du roumain a changé leur regard sur la culture roumaine et sur l’Europe.
Le volet « La langue roumaine à l’université » marquera les 16 années d’activité du lectorat de langue roumaine de l’Université libre de Bruxelles. Il abordera les défis liés à l’enseignement et à l’apprentissage du roumain, la relation entre langue, traduction et identité culturelle, ainsi que la manière dont l’étude du roumain contribue à une meilleure connaissance de la Roumanie et de la diversité culturelle européenne.
Sous le thème « Par amour pour la Roumanie », les participants étrangers qui ont choisi d’apprendre le roumain parleront de leur rencontre avec la Roumanie et la culture roumaine, de leurs expressions préférées, des difficultés rencontrées et des raisons pour lesquelles ils continuent à étudier et à utiliser cette langue.
Une place importante sera également accordée à la langue roumaine dans la diaspora. Pour les communautés roumaines établies hors du pays, le roumain est bien plus qu’un moyen de communication : il constitue un lien avec la famille, la mémoire et le patrimoine culturel du pays d’origine. Préservée et transmise d’une génération à l’autre, la langue roumaine devient un espace de rencontre entre la culture d’origine et le pays de résidence.
Parmi les intervenants ayant confirmé leur participation figurent Cătălina Florescu, Kevin McCarthy, Ioana-Raluca Zaharia, Mirela Niță-Sandu, Daniela Simionescu, Mirela Niță-Sandu et Zahra Al Sharoufi.
Le panel sera modéré par Alice Toma, lectrice à l’Université libre de Bruxelles, et sera suivi d’une séance de questions-réponses avec le public.
Présentation des intervenants :
Cătălina Florescu, écrivaine et chercheuse, vit depuis 20 ans aux États-Unis et continue d’écrire en roumain ; elle est titulaire d’un doctorat en littérature comparée, avec une spécialisation en Medical Humanities (humanités médicales) et en théâtre, obtenu à Purdue University. Elle enseigne le théâtre, la littérature, le cinéma et l’écriture académique à Pace University, à New York. Au Stevens Institute of Technology de Hoboken, dans le New Jersey, elle enseigne également aux étudiants internationaux de master et de doctorat l’art de l’écriture et de la communication académiques. Autrice de nombreux articles et ouvrages, elle a notamment publié l’article Declarație de dragoste limbii române de ziua ei (Revista 22) et l’ouvrage Female Playwrights and Applied Intersectionality in Romanian Theatre – une étude consacrée à la discrimination, au traumatisme et au pouvoir réparateur du théâtre écrit par des femmes. Cătălina évoquera la langue roumaine comme élément d’identité et d’appartenance.
Kevin McCarthy a grandi à Limerick, en Irlande, et a étudié les langues étrangères (français et espagnol) à l’Université de Limerick. Après ses études, à partir de 2004, il a vécu et travaillé à Cluj-Napoca, où il a enseigné à l’Université Babeș-Bolyai. En 2006, il a commencé un master en interprétation de conférence à la Faculté des Lettres, qu’il a achevé l’année suivante. Depuis 2008, il travaille comme interprète à la Commission européenne, interprétant du roumain (ainsi que d’autres langues) vers l’anglais. Bien que Kevin ne vive plus en Roumanie, il essaie d’y passer le plus de temps possible, après avoir acheté une maison traditionnelle dans un village isolé du département de Sibiu.
Raluca Munteanu a grandi à Cluj dans un environnement multilingue, parlant roumain et hongrois. Elle s’est familiarisée très tôt avec l’allemand et a servi d’interprète à ses parents, avant même de savoir qu’il s’agissait d’un métier. C’est devenu officiellement son métier après avoir obtenu son diplôme en langues modernes appliquées (anglais, allemand) et son master en interprétation de conférence à l’université Babeș-Bolyai de Cluj. Depuis 2007, Raluca travaille à Bruxelles, à la Commission européenne, en tant qu’interprète en cabine pour le roumain. Paradoxalement, bien qu’elle se trouve au cœur du multilinguisme européen, Raluca a le privilège de parler roumain toute la journée, à la maison comme au travail, ce qui compte beaucoup pour se sentir chez soi où que l’on soit.
Ioana-Raluca Zaharia est actrice, chercheuse et professionnelle des arts du spectacle, et développe une activité à la croisée de la recherche académique, du théâtre et de la vie culturelle. Titulaire d’un doctorat en arts du spectacle, elle possède une formation multidisciplinaire en art dramatique, art de la marionnette, gestion culturelle et philosophie, acquise en Roumanie et en Belgique, à l’Université nationale des arts « George Enescu » de Iași, à l’Université catholique de Louvain et à l’Université libre de Bruxelles. Depuis 2021, elle est chercheuse au sein de l’Institut de recherche multidisciplinaire en art de l’Université nationale des arts « George Enescu » de Iași. Installée en Belgique et engagée dans la vie culturelle et académique bruxelloise, Raluca Zaharia mène une activité qui crée des passerelles entre la recherche et la pratique artistique, ainsi qu’entre l’espace culturel roumain et l’espace européen.
Daniela-Maria Mirea est diplômée de l’Université libre de Bruxelles, où elle a étudié la traduction et l’interprétation, puis la communication multilingue et les relations internationales. En 2023, elle a réalisé un mémoire consacré à l’identité et aux traditions de la communauté roumaine de Belgique, sous la direction de la professeure Cristina-Alice Toma. Elle poursuit actuellement ses recherches dans le cadre d’un projet doctoral portant sur les mots et expressions liés aux traditions roumaines qui se maintiennent au sein de la communauté roumaine de Belgique et sur la manière dont ils se transforment au contact de la langue française et de l’environnement culturel francophone belge.
Daniela Simionescu, traductrice à la Direction générale de la traduction de la Commission européenne depuis 2007, parlera de la langue roumaine comme profession. Daniela publie de la poésie et des traductions depuis l’âge de 16 ans. Après 1990, elle a été journaliste à Radio România Actualități, puis diplomate au ministère des Affaires étrangères. Elle vit à Bruxelles depuis 1998, année où elle a rejoint l’équipe de la Mission de la Roumanie auprès de l’Union européenne, pendant les négociations d’adhésion à l’Union européenne. Elle traduit actuellement de l’anglais et du français vers le roumain.
Mirela Niță-Sandu, professeure de langue roumaine et figure engagée dans la promotion de l’identité culturelle roumaine. Elle est présidente de l’association EuropaNova, directrice de l’École roumaine et travaille pour CLL Centre de Langues, où elle enseigne le roumain comme langue étrangère aux fonctionnaires, traducteurs et interprètes des institutions européennes. Elle vit à Bruxelles depuis plus de 20 ans et s’est spécialisée en didactique à l’Université catholique de Louvain. En 2019, pour l’ensemble de son activité éducative et de promotion des valeurs nationales, elle a été décorée par le président de la Roumanie de l’ordre « Meritul pentru Învățământ » (Mérite pour l’enseignement).
Zahra Al-Sharoufi a commencé son parcours scolaire au Koweït, dans le système éducatif britannique. Elle a ensuite obtenu un diplôme de la Faculté des langues et littératures étrangères de l’Université de Bucarest, ainsi que de la Faculté des arts décoratifs et du design de l’Université nationale des arts de Bucarest. Elle a poursuivi son parcours académique en Belgique, à l’Université libre de Bruxelles, où elle a obtenu un master en philologie anglaise, pédagogie du français et langue arabe, et où elle poursuivra ses études doctorales. Son mémoire de master explore la construction de l’identité multiculturelle et multilingue.
Cristina-Alice Toma est maîtresse de conférences au Département de linguistique de l’Université de Bucarest et lectrice de langue, littérature, culture et civilisation roumaines de l’Institut de la langue roumaine à l’Université libre de Bruxelles (ULB). Titulaire d’un double doctorat en philologie et en linguistique, et ayant une formation initiale en mathématiques, elle est l’autrice de cinq monographies, la coautrice de deux ouvrages et de plus d’une centaine d’articles scientifiques. Ses recherches portent sur l’analyse du discours, la linguistique textuelle, la pragmatique, la sémantique, la terminologie, l’argumentation, la littérature et le folklore. Au cours des dix dernières années, son activité à l’ULB s’est concentrée sur la promotion des études roumaines, à travers l’organisation de plus de 100 cours-conférences et des colloques internationaux JERB – Journées scientifiques d’études roumaines à Bruxelles, ainsi que par l’édition et la coordination de plus de dix ouvrages et numéros thématiques issus de collaborations académiques internationales.
Programme indicatif
17h30 – Accueil des
participants
18h00 – Mot d’ouverture des
organisateurs
18h15 – Panel « Pourquoi aimons-nous
la langue roumaine ? »
19h30 – Échanges avec le public